Le cerveau et le clavier
Suis-je à contre-courant si j’affirme que l’humain aura toujours plus de valeurs que la machine ? Suis-je d’une autre planète si je préfère une conversation avec une vraie personne à un dialogue avec un écran et un clavier ? Je fais de la communication depuis quelques décennies ; j’ai vécu, j’ai participé à plusieurs évolutions et révolutions (technologiques entre autres), mon métier est éminemment relatif et lié aux comportements humains ; et si je sais une chose, c’est la complexité de la nature humaine.
Sans les (hu)mains !
J’entends et je lis des discours qui font parfois froid dans le dos. Certaines actus surgissent, qui semblent parfois hors-sol. Vous avez par exemple probablement entendu parler des entreprises sans humains ? Qui bénéficieraient de surcroît d’avantages fiscaux afin de favoriser leur développement (c’est en Argentine, pas de panique… enfin, pour l’instant). Mais sans aller aussi loin, et en restant dans le domaine de la communication, il paraîtrait qu’on puisse réaliser un site web en « full IA », sans intervention humaine. Conception, graphisme, rédaction, développement, tout. Ah bon ?

« Ma parole ! »
En ce moment, avec l’agence Trait d’Union, nous terminons un livre sur ce pharaonique chantier de la Part-Dieu (si, si, vous savez : la gare refaite, cette immense tour à côté, la place devant et le parking en dessous… un truc énorme). J’en ai écrit les textes, et je crois que ce qui fait l’une des forces de ce livre, ce sont ses nombreux témoignages. Et les gens qui m’ont livré ces témoignages – maçons, chefs de chantier, électriciens, etc. –, l’ont fait durant de vraies rencontres. Nous avons parlé en tête-à-tête et j’ai recueilli leur parole, leurs anecdotes, leurs ressentis. J’en ai fait les textes et j’en ai extrait les témoignages. Et ce qu’ils m’ont donné, on ne le trouvera jamais sur le web.
On a dégusté
Hier soir, un ami est passé. Il a apporté une bouteille de rosé, alors nous sommes allés sur ma terrasse et nous l’avons gentiment (et largement) dégustée en discutant. Cet ami ne fait pas du tout le même métier que moi et nous n’avons d’ailleurs pas parlé boulot. Pourtant, cette conversation m’a fait réfléchir sur mon parcours et la manière de considérer la profession que j’exerce. Et c’est probablement de cette conversation qu’est né cet article.
Je m’égare ? Pas du tout, je présente justement là ce qui fait la richesse de la pensée humaine : cette capacité à vagabonder. Et dans les métiers créatifs, cette capacité à vagabonder est infiniment précieuse. Alors, remettons l’IA à sa place et n’oublions pas que c’est de l’humain que viennent tous les savoirs et toutes les créations.
Tant qu’on parle d’IA, une page à ce sujet
Et toujours le portfolio pour en savoir un peu plus sur mon métier
















Et puis quelques pas plus tard, j’ai croisé celui-là…