L’IA et moi

Pourquoi me choisir moi, plutôt qu’une intelligence artificielle ?

Eh bien précisément parce que je ne suis pas une intelligence artificielle. 

En communication, écrire ne consiste pas seulement à aligner des phrases cohérentes, argumentées et comprenant une quantité donnée d’informations. Il s’agit d’exprimer sa différence, sa singularité. Il s’agit de montrer, de démontrer (parfois hors logique), de susciter un sentiment d’appartenance à un groupe, une connivence, une conviction. Il s’agit d’exprimer et de faire ressentir des émotions.

Pour ma part, je suis un concepteur-rédacteur professionnel, expérimenté et utilisateur raisonné de l’IA générative. Mais laissez-moi vous donner quelques arguments au sujet de la composition de textes de communication, d’information et de création…

 

Guillaume Bresson | Château de Versailles

© Guillaume Bresson

> Avant tout, étant au cœur du sujet, je me permettrais de vous confier une réflexion d’ordre éthique. Les outils de traitements automatisés de données (autrement appelés intelligences artificielles génératives) se nourrissent de tout ce que l’humain a pu peut et pourra produire ; la question de la propriété intellectuelle est donc posée, sans nuance.

> D’autre part, leur utilisation abusive provoque des conséquences importantes sur l’environnement et le climat (déforestation, consommation d’eau et d’électricité, émission de CO2, etc.). Un usage raisonné paraît de bon sens.

> Vient un élément s’adressent au fonctionnement même de ces outils. L’IA génère désormais une quantité astronomique de contenu sur le web (plus de la moitié de ce que le web « contient »), qui lui-même sert de carburant à l’IA. Ainsi, l’uniformisation des textes (tant pour la forme que pour le fond) est à court terme inévitable. Si vous souhaitez vous démarquer, vous savez quoi faire.

> Quant au gain de temps (et donc d’argent)… Concernant la rédaction de contenu, il n’est pas si important que cela. Entre la rédaction du prompt, la lecture des documents, la vérification des informations et la réécriture, le temps passé est presque comparable à une création originale. L’argument n’a donc pas réellement de poids, sauf si on attend un texte sans âme, aseptisé voire insipide, et donc inutile.

> L’IA peut incontestablement aider à documenter (avec précaution) et structurer ; mais les textes qu’elle écrit ne sont pas empreints d’intention, de culture, de sensibilité. Ils ne sont pas incarnés. Le rédacteur écoute, interprète, nuance saisit les non-dits. Il s’adapte, comprend l’unicité, l’originalité de la personne, de la marque de l’entreprise ou de l’organisation pour laquelle il va écrire. Une écriture n’est jamais aussi performante que lorsqu’elle est performative.

On en parle ?