Storytelling : le comment du pourquoi…

Je me bagarre depuis toujours contre les expressions un peu gazeuses qui se répandent et se dissolvent dans le vocabulaire du monde de l’entreprise. Désignant d’abord quelque chose de précis, elles ne correspondent finalement plus à grand-chose, ou revêtent un sens différent selon qui l’utilise. Parmi elles, le « storytelling ».

Le storytelling a toujours existé, bien avant d’être nommé. Par exemple, imaginons un cow-boy taciturne et viril chevauchant des décors à couper le souffle et se faisant des décennies durant l’ambassadeur d’une marque de ces petits tubes de papier remplis de trucs toxiques dont on n’a pas le droit de faire la pub en France. Eh bien au départ, c’était ça le storytelling : une base, un ou plusieurs postulats pour dérouler des actions de communication au fil des années, quelques éléments de reconnaissance (ou alors, un autre type de storytelling, on peut prendre la légende des deux potes qui créent leur entreprise dans leur garage – depuis il y en a des tonnes, à tel point que tu peux te demander comment monter ta boîte si tu n’as pas de garage).

Bon, les temps changent et c’est tant mieux. Aujourd’hui, le strorytelling se comprend davantage au sens propre, c’est-à-dire raconter une histoire à l’instant t. Et comme, en plus de concepteur-rédacteur, je suis également écrivain, je me sens particulièrement à l’aise sur le terrain. Ainsi, après avoir fait connaissance avec le sujet de manière approfondie, je pourrai donc vous proposer votre story ou votre storytelling, qu’il s’agisse d’un one shot, ou d’un feuilletonnage sur la durée.

Et si vous souhaitez, je peux joindre un livrable contenant (non exhaustif, mais tout de même) :

– les bases du storytelling ;

– le socle historique de l’entreprise (ou de la marque) ;

– les « éléments saillants » – ce à quoi se référer pour la différencier ;

– le ton rédactionnel ;

– les éléments de langage ;

– les nécessaires, les interdits.

On en parle ?

Au fait, allez jeter un coup d’œil sur mon portfolio, il y a du nouveau…

5 Techniques de storytelling à maîtriser pour mieux (vous) vendre

Le journal interne : pilier de le communication interne

Étrangement, alors que les collaborateurs d’une entreprise en sont les forces vives, on accorde souvent trop peu d’importance au lien qui peut les unir.

Quasiment toutes les entreprises communiquent vers l’extérieur, quelle que soit leur taille. Elles apportent une attention particulière à leur image, leur discours, leur offre et la manière de la présenter, et elles ont raison. Mais si j’interviens pour de nombreux clients sur ce terrain, je voudrais parler aujourd’hui de communication interne.

Une communication interne vivante et cohérente nourrit l’esprit d’équipe. Elle raconte les projets, met en lumière les réussites, valorise les femmes et les hommes qui font l’entreprise au quotidien. Elle crée ce lien invisible mais décisif : le sentiment d’appartenance. Et quand on se sent appartenir à un collectif, on s’engage autrement. On est plus solidaires. Plus robustes face aux tempêtes.

Le pilier de cette dynamique reste, selon moi, le journal interne.
C’est un outil structurant, un espace où l’on prend le temps de raconter l’entreprise, de donner la parole aux équipes, de relier des métiers parfois éloignés. Un journal réussi ne remplit pas des pages : il crée du sens.

Je connais bien ces enjeux. J’ai accompagné de nombreuses entreprises dans leur politique de communication interne. Aujourd’hui, pour l’agence Trait d’Union, j’ai le plaisir d’accompagner deux pôles de VINCI Energies, chacun composé de 40 à 50 entreprises, l’un depuis plusieurs années, l’autre plus récemment. Deux méthodes de travail différentes, deux organisations, mais une même mission : faire de chaque numéro un véritable outil de cohésion, d’identité… et parfois même de fierté partagée.

Quelques exemples ici…

 

C’est d’actu

Commentaires fermés sur C’est d’actu

« La surexposition du visible, l’accélération des flux visuels, le champ sonore assourdissant, sont les outils quotidiens des nouvelles dictatures. L’exténuation de nos capacités sensitives produit un épuisement des ressources critiques. Le débordement des seuils nous transporte avec violence dans une zone d’indiscernabilité qui n’est pas le site de l’indétermination et de la liberté, mais le lieu fantasmatique où s’éprouve la disparition des limites. Ce fantasme sous-tend le néofascisme des images et des sons qui s’empare des corps sans parole. »

Marie-José Mondzain

La réalité diminuée

If AI becomes conscious: here's how researchers will know

On n’est pas naïf non plus

L’année 2023 a été marquée par le surgissement de Chat GPT dans le débat public, et avec lui des IA en général. Après une période d’étonnement (au sens littéral, « frappé par la foudre ») voire de stupeur, on s’est aperçu que le terme intelligence n’était peut-être pas si approprié que ça (même si, d’ici quelques années…), et que monsieur GPT allait passer un moment dans le rôle de fidèle assistant avant de revoir ses ambitions à la hausse – tout en sachant que ça allait nous tomber dessus tôt ou tard, on n’est pas naïf non plus.

Vraiment trop docile…

Bon d’accord, l’intelligence artificielle n’est pas à proprement parler intelligente, mais elle est sans conteste chaque jour plus performante, et toujours aussi… désespérément docile. Alors OK, fidèle assistant, mais comment, et de qui ? Tous ceux d’entre nous qui ont essayé Chat GPT ont constaté que selon la demande, la réponse pouvait être tout aussi crédible qu’erronée. La paresse de certains scientifiques qui ont publié quasiment tels quels des articles écrits par leur fidèle assistant dans des revues très sérieuses a finalement été démasquée, mais jusqu’à quand ?

Ils ne sont pas gentils !

Poussons le curseur un peu plus loin… Si ce genre d’anecdote peut prêter à sourire (quoi que…), nous savons que nombre de lascars pas tous très gentils sont passés maîtres dans l’utilisation de la bête docile et de sa puissance exponentielle. Avec eux, la présence de l’IA et de son potentiel de nuisance est déjà devenue presque banale sur les terrains économique, politique ou géopolitique ; alors, prenons acte du fait que la bonne vieille fake news à la papa est en voie de disparition et saluons l’éblouissante et bluffante deepfake. Ainsi, la réalité se dissout dans des océans de gros vilains mensonges, son terrain est rogné par la gloutonnerie des « vérités alternatives » ; et si nous nous sommes récemment émerveillés devant la réalité augmentée, aujourd’hui, constatons l’avènement de ce que j’appelle la « réalité diminuée ».

Car pendant que la réalité augmentée est enrichie par un outil ou un procédé quelconque, la réalité diminuée est affaiblie par des agressions destinées à la faire disparaître.

1984 2.0

J’ai publié il y a quelques années un roman intitulé « L’Usine » (Éditions D’un Noir si Bleu) qui avait été à l’époque qualifié de 1984 2.0. Cette dystopie est basée sur le constat que l’humain est en mesure de s’infliger les pires difficultés, les pires calamités tout seul, que la plupart de ces calamités sont simplement issues de son état d’humain. De la création de systèmes politiques ou économiques aberrants à la mise en œuvre d’armes de destruction massive, il est son propre bourreau : besoin de personne, tout seul comme un grand. Bon, il est aussi capable de l’inverse.

Mais quand même

En communication (comme dans d’autres secteur d’activité, mais quand même), nous avons des questions à nous poser. À la différence du monde de l’information, celui de la communication flirte avec le réel. Il joue de la séduction qui est, il faut l’avouer, une légère distorsion de la réalité. Bien entendu, les outils IA intègrent petit à petit le quotidien des communicants ; ceci dit, nous avons déjà vécu quelques révolutions, ces derniers temps… Alors on fait quoi ?

Et n’hésitez-pas à donner un coup d’œil à mon portfolio, il y a des nouveautés…

Les photos amusantes d'Hilary Campilan réalisées avec l'IA

Photo Hilary Campilan